Conflit syrien – Publié le 15 février à 22:21 – Mis à jour le 15 février 2016 à 22:39

Syrie: 50 civils tués par des missiles dans des hôpitaux et des écoles

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Syrie: 50 civils tués par des missiles dans des hôpitaux et des écoles

L'ONU a affirmé lundi que des tirs de missiles ont "tué près de cinquante civils dont des enfants et fait de nombreux blessés" dans "au moins" cinq établissements médicaux ainsi que deux écoles à Alep et Idlib.

Les attaques qui ont coûté la vie à cinquante civils dans le nord de la Syrie sont considérées par Ban Ki-moon comme "des violations flagrantes du droit international", a déclaré le porte-parole adjoint des Nations unies Farhan Haq. 

Dans un communiqué, le directeur exécutif de l'Unicef Anthony Lake s'est déclaré "consterné par les informations sur des frappes contre quatre établissements médicaux en Syrie dont deux étaient soutenus par l'Unicef" (Fonds des Nations unies pour l'enfance). Dans l'un deux, précise-t-il, des enfants ont été tués et des dizaines de civils évacués.

Deux des frappes ont eu lieu dans la ville rebelle d'Azaz près d'Alep et deux autres à Idlib, où un hôpital aurait été touché à quatre reprises, indique le communiqué de l'Unicef. Anthony Lake fait aussi état d'informations sur des attaques contre deux écoles à Azaz qui ont tué six enfants. 

Plus tôt dans la journée, Médecins sans frontières avait annoncé que neuf personnes avaient trouvé la mort lors du bombardement d'un hôpital soutenu par l'ONG

L'Unicef a par ailleurs rappelé qu'un tiers des hôpitaux et un quart des écoles en Syrie ne peuvent déjà plus fonctionner en raison des dommages occasionnés par la guerre qui dure depuis cinq ans et a coûté la vie à plus de 260.000 personnes.

L'espoir d'une trêve s'éloigne

Ces bombardements contre des objectifs civils, l'escalade verbale entre la Turquie et la Russie, toutes deux impliquées militairement sur le terrain ainsi que l'avancée des Kurdes dans le nord où le régime syrien est aussi à l'offensive mettent à mal l'espoir d'une trêve. Cette dernière avait été décidée le 12 février par les Etats-Unis et la Russie, suite à de longues négociations, et doit théoriquement entrer en vigueur à la fin de cette semaine. 


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Les attaques contre des hôpitaux et deux écoles dans les provinces d'Idleb et d'Alep, au nord de la Syrie, "jettent une ombre sur les engagements pris par le Groupe de soutien international à la Syrie" sur une cessation des hostilités, a souligné le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon.

Le président syrien Bachar al-Assad a lui aussi semblé sonner le glas d'une éventuelle trêve, la jugeant "difficile". Il a déclaré, selon l'agence de presse syrienne SANA: 

Jusqu'à présent, ils (les grandes puissances) disent qu'ils veulent un cessez-le-feu d'ici une semaine. Qui est capable de réunir toutes ces conditions en une semaine? Personne. 

Rédaction web d'iTELE avec AFP - Photo : Hôpital soutenu par MSF détruit par un raid aérien (DR)