Turquie – Publié le 19 mars à 10:25 – Mis à jour le 19 mars 2016 à 15:35

Plusieurs morts dans un attentat-suicide sur une grande artère d'Istanbul

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Un nouvel attentat-suicide a frappé ce matin le cœur commerçant d'Istanbul. Au moins cinq personnes sont décédées, et plusieurs passants ont été blessés par la déflagration.

Une explosion est survenue ce samedi matin sur la grande rue piétonne et commerçante Istiklal, en plein cœur d'Istanbul. Selon les chaînes d'information turques, il s'agit d'un attentat suicide. Selon le ministre de la Santé Mehmet Müezzinoğlu, cinq personnes ont été tuées (dont l'auteur de l'attentat) et 36 autres blessées. Sept sont dans un état critique.

"C'est bien un attentat suicide, une attaque terroriste", a déclaré le gouverneur d'Istanbul Vasip Sahin, affirmant que l'auteur de l'attaque visait un bâtiment officiel situé dans le quartier, "la sous-préfecture du quartier de Beyoglu".

L'attaque s'est produite devant un centre commercial de cette rue fréquentée par des milliers de personnes chaque jour.

Premier officiel à réagir, le vice Premier-ministre Numan Kurtulmus a réaffirmé la détermination du gouvernement islamo-conservateur. "Nous ne cèderons pas face au terrorisme", a-t-il déclaré devant la presse.

Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a réuni dans l'après-midi à Istanbul une réunion de sécurité d'urgence, selon les médias turcs.

L'attentat n'a fait l'objet d'aucune revendication immédiate.

Les lieux ont été rapidement bouclés après l'attentat, a rapporté CNN-Türk. Un important dispositif policier et de secours a été mis en place. La chaîne d'information indique qu'un black-out a été imposé aux médias, comme cela a été le cas lors de précédents attentats kamikazes dans le pays.

Près de 200 morts dans des attentats-suicides depuis octobre

Ce nouvel attentat s'est produit six jours après celui à la voiture piégée, le dimanche 13, qui avait coûté la vie à 35 personnes dans le cœur de la capitale turque. Le 17 février, un autre avait tué 29 personnes, également dans le centre d'Ankara.

Ces deux attaques ont été revendiquées par un groupe radical kurde proche des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui a promis de continuer ses attaques contre les forces turques. 

Le pays est en état d'alerte maximale depuis l'an dernier après un attentat suicide qui a tué 103 personnes en octobre devant la gare d'Ankara, attribué par les autorités turques aux djihadistes de l'Etat islamique.

Article rédigé par la rédaction web d'iTELE (avec agences) - Photo : Doğan Haber Ajansı