Monde – Publié le 11 janvier à 18:35 – Mis à jour le 12 janvier 2017 à 11:58

ONU : pourquoi Antonio Guterres veut tout changer

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ONU : pourquoi Antonio Guterres veut tout changer

Antonio Guterres, le nouveau secrétaire général de l'ONU, a présenté devant le Conseil de sécurité, mardi 10 janvier 2017, sa vision pour les Nation-Unies.

Faire de la prévention des conflits la priorité de l'ONU, voilà la feuille de route que s'est tracé Antonio Guterres pour les cinq années à venir. "Nous avons besoin d'une toute nouvelle approche", a estimé l'ancien Premier ministre portugais et ex-Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés (HCR). Il s'exprimait pour la première fois devant le Conseil depuis son entrée en fonctions le 1er janvier 2017.

L'ONU et ses insuffisances

Selon Antonio Guterres, trop de temps et de ressources sont consacrés au sein de l'ONU à gérer les crises plutôt qu'à les prévenir. "Les populations payent un prix trop élevé", a-t-il regretté. Le 12 décembre dernier, lors de sa prestation de serment, le nouveau patron des Nations unies déclarait : "l'ONU doit se préparer à changer". Avant de poursuivre : "Il est temps pour l'ONU de reconnaître ses insuffisances et de réformer la manière dont elle fonctionne", a-t-il ajouté en recommandant des réformes dans trois domaines (maintien de la paix, aide au développement durable et gestion)

Face aux multiples conflits comme la guerre en Syrie, "il nous faut davantage de médiation, d'arbitrage et de diplomatie préventive", a-t-il affirmé devant l'Assemblée générale de l'ONU.

"Une paix qui n'existe pas"

Le 10 janvier dernier, devant les membres du Conseil de sécurité, Antonio Guterres a réitéré cet engagement en faveur de la médiation pour "doper la diplomatie pour la paix". "Là où les guerres font rage, nous avons besoin de médiation, d'arbitrage et d'une diplomatie créative soutenue par tous les pays qui ont de l'influence", a-t-il ajouté.

Constatant que les Casques bleus étaient désormais souvent chargés "de maintenir une paix qui n'existe pas", l'ancien Premier ministre socialiste portugais a recommandé "une réforme globale de la stratégie et des opérations de l'ONU" en faveur de la paix et de la sécurité. "La plus grande défaillance de la communauté internationale aujourd'hui est son échec à empêcher les conflits et à maintenir la sécurité mondiale", a-t-il écrit dans une tribune publiée lundi dans le magazine américain Newsweek. L'ONU doit compter "davantage sur les personnes et moins sur la bureaucratie", a-t-il lancé aux 193 pays membres réunis dans un hémicycle comble et qui l'ont longuement applaudi.

Article rédigé par la rédaction web d'ITELE avec AFP / Crédit photo AFP : Eduardo Munoz Alvarez