Corée du Sud – Publié le 30 novembre à 13:53 – Mis à jour le 30 novembre 2016 à 14:49

Le vote sur la destitution de la présidente Park Geun-Hye est reporté

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Le vote sur la destitution de la présidente Park Geun-Hye est reporté

Alors que Park Geun-Hye, la présidente sud-coréenne, s'était dite prête à quitter le pouvoir selon l'avis du Parlement, le vote sur sa destitution à l'Assemblée nationale est reporté.

Le vote prévu le deux décembre sur la destitution de Park Geun-Hye, la présidente sud-coréenne, sera finalement reporté d'au moins une semaine, ont indiqué des députés ce mercredi 30 novembre. Des manifestations monstres se succèdent depuis plusieurs semaines pour exiger son départ. Ses opposants ont annoncé de nouveaux rassemblements pour samedi.

Un million de personnes manifestent contre la présidente Park Geun-Hye à Séoul, selon les organisateurs. Voici ce que l'on peut voir du bureau coréen de Reuters.

Accusée de complicité par le parquet

Park Geun-Hye a vu sa popularité dégringoler à mesure des révélations et des avancées du parquet enquêtant sur son ancienne confidente, Choi Soon-Sil, accusée d'avoir profité de ses liens avec la chef de l'Etat pour extorquer des sommes astronomiques à diverses entreprises. Accusée par le parquet de complicité, Mme Park s'est dite prête mardi à quitter le pouvoir avant la fin de son mandat prévue en 2018, et dit qu'elle s'en remettrait au Parlement. "Quand les parlementaires auront déterminé les conditions d'une passation qui minimise la vacance du pouvoir et le chaos dans la conduite des affaires, je partirai", avait-elle dit dans une adresse à la Nation.


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Une annonce destinée à retarder la destitution ?

Cette annonce a été interprétée par ses opposants, qui continuent de réclamer la démission immédiate et sans conditions de la chef de l'Etat, comme une manœuvre destinée à retarder la destitution. Si c'en est une, elle semble porter ses fruits : une trentaine de parlementaires du Saenuri, le parti dont est issue Park Geun-Hye, initialement favorables à une destitution hésitent désormais, a rapporté le journal Moonhwa Ilbo. Or, si l'opposition compte avec les indépendants une majorité de 171 sièges sur 300 à l'Assemblée, la destitution doit, pour être votée, recueillir les deux tiers des voix.

En Corée du Sud, un président en exercice ne peut être poursuivi dans une affaire criminelle, sauf pour des faits de trahison ou d'insurrection. L'immunité, cependant, tombe à la fin de son mandat.

Article rédigé par la rédaction d'Itélé avec AFP (Crédits photo : Flickr)