Corée du Nord – Publié le 02 mars à 00:20 – Mis à jour le 02 mars 2016 à 00:25

La Corée du Nord décide de ne plus participer au Conseil des droits de l'homme

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La Corée du Nord décide de ne plus participer au Conseil des droits de l'homme

La Corée du Nord accuse le Conseil des droits de l'homme de l'ONU d'être partial et de mener des attaques politiques. Le pays a donc décidé de ne plus siéger à certaines des sessions.

Le ministre nord-coréen des affaires étrangères, Ri Su Yong, a déclaré mardi lors de la session annuelle du Conseil des droits de l'homme: 

Nous ne participerons plus à des sessions internationales ciblant la situation des droits de l'homme en République Populaire Démocratique de Corée (RPDC - Corée du Nord) pour des attaques purement politiques

Le ministre Ri Su Yong à la tribune du Conseil des droits de l'homme, 1er mars 2016 (Reuters)

Il a poursuivi en ces termes: 

Toutes les 'résolutions' devant être adoptées contre la RPDC dans de telles sessions ne seront que des preuves de partialité. 
Elles ne nous concernent pas et nous ne serons jamais liés par elles.

Le ministre a rappelé que l'an dernier, dans son discours devant le Conseil, il avait évoqué la nécessité pour son pays de "reconsidérer sa participation au vu de la politisation, du deux poids, deux mesures et du manque de justice au Conseil". "Un an plus tard, j'ai le regret de dire que la situation a empiré", a déclaré Ri Su Yong. 

La situation en Corée du Nord dénoncée par l'ONU

En février 2014, l'ONU avait publié une enquête dénonçant des "crimes contre l'humanité" perpétrés en Corée du Nord, pays le plus fermé de la planète. Un an plus tard, la situation "ne s'est pas améliorée", selon le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme en Corée du Nord, qui doit présenter un rapport le 14 mars devant le Conseil des droits de l'homme.

Marzuki Darusman demande, dans ce document distribué le mois dernier à la presse, que le Conseil des droits de l'homme adresse un message au dirigeant suprême du pays, Kim Jong-Un, pour l'avertir que lui et d'autres hauts dirigeants risquent d'être tenus pour responsables de crimes contre l'humanité.

Rédaction web d'iTELE avec AFP - Photo : le Conseil des droits de l'homme (Reuters)