Assange – Publié le 04 février à 10:12 – Mis à jour le 04 février 2016 à 10:32

​Julian Assange annonce qu'il se rendra à la police vendredi en cas d'arbitrage défavorable de l'ONU

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​Julian Assange annonce qu'il se rendra à la police vendredi en cas d'arbitrage défavorable de l'ONU

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a annoncé jeudi qu'il se rendra à la police britannique en cas d'arbitrage défavorable d'un groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire.

Réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres depuis 2012, Julian Assange va peut-être en sortir vendredi à midi. C’est ce qu’il annonce dans un communiqué laconique publié sur le compte Twitter de Wikileaks, l'organisation spécialisée dans la diffusion des cables diplomatiques qu’il a lui-même lancé :

Si l'ONU annonce demain que j'ai perdu mon affaire contre le Royaume-Uni et la Suède, je sortirai de l'ambassade vendredi à midi pour être arrêté par la police britannique. Cependant, si je l'emporte et s'il est reconnu que les parties étatiques ont agi illégalement, j'attends la restitution immédiate de mon passeport et la fin de toute nouvelle tentative de m'arrêter.

"Un homme confiné dans 30m² pendant 816 jours"

L'Australien de 44 ans est accusé par une Suédoise d'un viol qui aurait été commis dans la région de Stockholm en août 2010. Visé par un mandat d'arrêt européen, il refuse de se rendre en Suède de peur d'être extradé vers les États-Unis, où il pourrait se voir reprocher la publication par WikiLeaks en 2010 de 500.000 documents classés secret défense sur l'Irak et l'Afghanistan et 250.000 communications diplomatiques.

Julian Assange a déjà déposé plainte contre la Suède et la Grande-Bretagne en septembre 2014 auprès d'un groupe de travail mandaté par l’ONU sur la détention arbitraire. Il souhaite faire reconnaître son confinement dans l'enceinte de l'ambassade équatorienne depuis bientôt quatre ans comme une détention illégale.

Ce groupe de travail, dont les décisions ne sont pas contraignantes, doit se prononcer vendredi sur le cas du fondateur de WikiLeaks. Il expliquait il y a quelques mois :

Durant 816 derniers jours, il a été confiné dans une zone de 30 m2 au sein de l’ambassade d’Equateur à Londres, sans aucun accès à l’air frais ou à la lumière du soleil, ses communications ont été limitées et souvent perturbées, il n’a pas eu accès à des installations médicales adéquates, il a été soumis à une surveillance continue de son temps, et il réside dans un état constant d’insécurité juridique et procédurale. M. Assange n’a pas été inculpé.

Article rédigé par la rédaction web d'iTélé avec AFP