Crise des réfugiés – Publié le 25 février à 23:50 – Mis à jour le 26 février 2016 à 13:10

Des centaines de réfugiés marchent vers la Macédoine

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Les pays des Balkans ont fortement restreint leurs conditions d'accueil des réfugiés. Mais le flot des migrants continue. Faute de cars, des centaines d'entres eux tentent la traversée à pied, en Macédoine, au Nord de la Grèce.

Des centaines de réfugiés, bloqués en Grèce, tentent de rejoindre le cœur de l'Europe. Première étape: le poste-frontière d'Idomeni, au Nord, pour entrer en Macédoine. Mais les conditions ont été durcies depuis mercredi provoquant d'importants encombrements. Pour désengorger la frontière, les autorités ont limité le nombre de cars autorisés à s'y rendre. Les réfugiés se résignent alors à prendre la route, à pied.

A Polikastro (Grèce), la police a stoppé pendant quelques jours des migrants au niveau d'une station essence avant de se résigner face au nombre. La vidéo accompagnant cet article suit une partie de leur périple. Ils ne sont malheureusement pas les seuls. Dans le centre de la Grèce, près de 200 personnes marchaient également, encadrés par des policiers, en direction d'Idomeni, à 300 kilomètres de là... La circulation a parfois dû être interrompue pour éviter tout accident. "Il s'agit de familles entières, comment peut-on les arrêter ?" a confié une source policière. "Ils veulent tous aller à Idomeni."

Les réfugiés qui sont refoulés du poste-frontière se montrent résignés. Personne, évidemment, ne souhaite faire machine arrière. Il y a quelques jours, 400 personnes ont été ramenées d'Idomeni et placées par les autorités grecques dans le camp ouvert de Diavata, près de Thessalonique. Ce jeudi, ils tentaient une nouvelle fois leur chance. Souvent avec des enfants dans les bras, ces réfugiés ont pris la route avec pour ambition d'avaler les 80 kilomètres qui les séparent de la frontière. Sans aucune certitude.

Le poste-frontière d'Idomeni n'accepte plus désormais que les Syriens et les Irakiens. Depuis dimanche, la Macédoine refoule ainsi les Afghans, invoquant le refus des Serbes et Croates de les laisser continuer leur route. D'autres conditions restreignent le passage. Les normes concernant les pièces d'identité présentées ont été révisées.

Pour traverser la frontière gréco-macédonienne, il faut désormais s'armer de patience. Jeudi, au moins 3 500 migrants attendaient au poste-frontière. A la mi-journée, seules 100 personnes avaient été autorisées à passer en Macédoine.

Rédigé par Claire Cambier