Bolivie – Publié le 22 février à 12:24 – Mis à jour le 22 février 2016 à 13:39

Bolivie: un référendum pourrait empêcher Evo Morales de briguer un quatrième mandat

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Bolivie: un référendum pourrait empêcher Evo Morales de briguer un quatrième mandat

Plusieurs médias boliviens annoncent le non vainqueur au référendum sur la possibilité que le président Evo Morales brigue un quatrième mandat. Le pouvoir juge quant à lui que cette annonce est prématurée.

Si la victoire du non était confirmée, il s'agirait de la première défaite politique d'Evo Morales, au pouvoir depuis 2006. Le président de la Bolivie avait prédit que le oui l'emporterait avec 70% des votes. Il devrait alors quitter le pouvoir en 2020, à la fin de son troisième mandat.

La chaîne de télévision privée ATB a annoncé, sur la base d'un sondage d'Ipsos effectué à la sortie des bureaux de vote, que le non à la révision constitutionnelle l'avait emporté par 52,3% contre 47,7%. 

La chaîne Unitel, citant un sondage d'Equipos Mori, a elle aussi donné le non vainqueur, avec 51% contre 49%.

Le non à un quatrième mandat pour le président Evo Morales l'emporterait selon la chaîne Unitel (crédit photo: Unitel / sondage effectué à la sortie des bureaux de vote)

Les résultats officiels "dans quelques jours"

Le vice-président de la Bolivie Alvaro Garcia s'est montré sceptique quant à ces résultats sortis des urnes, et estime "hautement probable que ces chiffres se modifient de manière radicale". Et d'affrimer que les deux chaînes n'ont pas pris en compte le vote de Boliviens à l'étranger ni le vote de régions rurales reculées où le pouvoir bénéficie selon lui d'un "large soutien". 

Il convient donc, a-t-il dit, d'attendre les résultats officiels qui seront publiés par le Tribunal suprême électoral (TSE), qui s'est engagé à donner ces résultats "dans quelques jours".

Après l'annonce de la victoire du non par les médias, les opposants au président Morales ont organisé des fêtes populaires dans plusieurs villes de Bolivie, notamment à Santa Cruz, dans l'est, et à Trinidad, dans le nord-est.

La présidente du TSE, Katia Uriona, a jugé que le vote "s'était déroulé de manière absolument normale" à l'exception d'un incident "isolé" dans un bureau de Santa Cruz.

Quelque 6,5 millions de Boliviens étaient appelés à voter, dans un pays où le vote est obligatoire. En cas de réélection en 2020, Evo Morales et Alvaro Garcia seraient au pouvoir jusqu'en 2025.

Article rédigé par la rédaction d'iTELE avec AFP - Crédit photo: capture d'écran ATB