France – Publié le 23 juillet à 10:22 – Mis à jour le 23 juillet 2014 à 10:23

Bernard Cazeneuve condamne les "actes répréhensibles" de la LDJ

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Bernard Cazeneuve condamne les "actes répréhensibles" de la LDJ

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a condamné mercredi des "actes répréhensibles" commis par des éléments de la Ligue de défense juive (LDJ), un groupe de jeunes activistes radicaux accusés par des manifestants propalestiniens de provocation le 13 juillet à Paris.

Cette organisation, émanation en France de la Jewish Defense League, a été qualifiée de "groupe terroriste" par le FBI en 2001 et interdite dans plusieurs pays. Le 13 juillet, certains de ses membres s'étaient opposés à des militants propalestiniens aux abords de la synagogue de la rue de la Roquette, à la fin d'une manifestation de solidarité avec Gaza, avant d'être séparés par les CRS.

"Oui il existe une Ligue de défense juive, oui elle est dans l'excès", a déclaré le ministre sur France Inter. "Elle est dans des actes qui peuvent être répréhensibles et qui doivent être condamnés et ces actes le sont par moi de façon extrêmement ferme", a-t-il dit.

"S'il y a des violences qui ont été commises, des plaintes qui ont été déposées, le droit passera", a assuré M. Cazeneuve, répondant à la question d'un auditeur qui affirmait, s'appuyant sur une vidéo relayée par les réseaux sociaux, que des membres de la LDJ avaient joué les provocateurs.

Le ministre a cependant récusé les propos de cet auditeur selon lesquels les forces de l'ordre auraient protégé les activistes de la LDJ.

"Les forces de police se sont interposées entre la LDJ et des manifestants pour éviter des affrontements", a-t-il affirmé, rappelant que certains dans les forces de l'ordre avaient été blessés.

"Tout ce discours, toutes ces affirmations selon lesquelles il y aurait une complicité de la police avec la LDJ qui expliquerait que les manifestations aient mal tourné relève d'une manipulation pure et simple", a balayé le ministre.

Le Parti de gauche a demandé une commission d'enquête pour savoir ce qu'il s'était exactement passé rue de la Roquette. Il s'agit de savoir, a expliqué mardi Eric Coquerel, secrétaire national, "si c'étaient des actes antisémites, que nous condamnons évidemment si c'est le cas, ou s'il y a eu une provocation de la LDJ, qui est une organisation raciste et d'extrême droite, interdite en Israël et aux USA tellement elle est violente".

Des manifestants propalestiniens ayant accusé la LDJ de provocation, un responsable de cette organisation avait affirmé après les heurts du 13 juillet que ses membres étaient intervenus pour stopper aux abords de la synagogue des "groupes extrémistes" cherchant à forcer un cordon de policiers.

Article rédigé par la rédaction web iTELE