France – Publié le 11 février à 21:54 – Mis à jour le 11 février 2016 à 22:13

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Dans une interview accordée à TF1 et France 2, le chef de l'Etat a annoncé un "référendum local" sur l'aéroport Notre-Dame-des-Landes et la baisse prochaine des cotisations sociales pour les agriculteurs.


Interview de François Hollande : les... par ITELE

Quelques heures après l'annonce des nominations au gouvernement Valls III, François Hollande s'est exprimé lors d'une interview sur TF1 et France 2, pour la première fois depuis les attentats du 13 novembre. Evoquant la déchéance de nationalité, le chef de l'Etat a déclaré qu'il ne souhaitait pas que le débat parlementaire autour de la réforme constitutionnelle "dure trop longtemps": 

Les Français veulent que ça se termine et moi aussi, parce qu'il y a d'autres textes, d'autres réformes

Il a également justifié une révision de la loi fondamentale : "Si j'étais passé seulement par la loi, pour une disposition de cette nature (...), qu'aurait-on dit ?"

"Je ne troque pas telle ou telle entrée au gouvernement contre tel ou tel renoncement"

Après l'annonce de la nomination de trois écologistes au gouvernement (Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili), le président a fait part de son souhait que soit organisé d'ici au mois d'octobre prochain "un référendum local" sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, "pour que l'on sache exactement ce que veut la population", a-t-il dit. 

Si c'est oui et que la population veut cet aéroport, alors tout le monde devra accepter cette décision. Si c'est non, vous savez que c'est un projet porté par l'Etat, l'Etat en tirera les conséquences

Quand la question lui a été posée, afin de savoir si ce référendum local a été un prérequis à la nomination d'Emmanuelle Cosse au ministère du Logement, François Hollande a contesté qu'il y ait eu un quelconque "marchandage" avec l'ex-secrétaire nationale d'EELV : "Il n'y a pas de marchandage. Je ne négocie pas, je ne troque pas telle ou telle entrée au gouvernement contre tel ou tel renoncement (...) il n'y a aucune négociation".

Nouvelle baisse des cotisations pour les agriculteurs

Le chef de l'Etat, évoquant la crise que traversent actuellement les agriculteurs, a annoncé une baisse imminente des cotisations sociales pour "l'ensemble des agriculteurs": 

Le Premier ministre va annoncer avant le 17 février une nouvelle baisse des cotisations sociales, tout de suite, pour l'ensemble des agriculteurs

"Elles vont baisser, on a déjà fait baisser" ces cotisations, a-t-il souligné.

François Hollande est également revenu plus largement sur les mesures prises pour lutter contre le chômage. Incitant à la "souplesse" pour les entreprises et la "sécurité" pour les employés, il a annoncé une loi qui "va donner aux entreprises les moyens de pouvoir adapter le temps de travail". "En France, a-t-il notamment déclaré, la durée du chômage est la plus longue, et celle de la formation la plus courte. Ça va changer."

Hollande demande l'arrêt des frappes russes en Syrie

Sur le plan international, outre la nomination de Jean-Marc Ayrault aux Affaires étrangères, que le chef de l'Etat a justifiée en faisant appel à "l'expérience" de l'ex-Premier ministre, François Hollande a demandé ce jeudi l'arrêt des bombardements russes en Syrie. Il a réitéré son souhait de voir Bachar al-Assad quitter le pouvoir, après l'organisation d'élections en Syrie : 

Nous devons faire en sorte que Bachar al-Assad quitte le pouvoir, a-t-il dit, et en ce moment, aidé par les Russes, il agit et massacre une partie de son peuple même s'il agit aussi contre un certain nombre de terroristes (...) Je demande que les actions russes puissent s'arrêter.

Le "débat des primaires" écarté

Le président, affirmant ne pas vouloir "rentrer dans ce débat des primaires" réclamé par une partie de la gauche, a annoncé qu'il prendrait sa "décision" sur une éventuelle candidature en 2017 "le moment venu". Interrogé à plusieurs reprises sur sa participation à une primaire à gauche, François Hollande a éludé : "Nous sommes à 14 mois de l'élection présidentielle et je vais déjà me mettre en campagne, alors que je n'ai pas encore fait tout ce que j'ai à faire ? Je vous l'assure, je prendrai ma décision, le jour venu. Ce jour n'est pas venu. Et tant qu'il n'est pas arrivé, j'ai à agir et à réformer et je le ferai jusqu'au bout"..

Rédaction web d'iTELE - Crédits photo : TF1 / France 2