Primaire à droite – Publié le 08 mars à 22:14 – Mis à jour le 08 mars 2016 à 22:29

Nathalie Kosciusko-Morizet candidate à la primaire des républicains

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Nathalie Kosciusko-Morizet candidate à la primaire des républicains

Nathalie Kosciusko-Morizet a officiellement annoncé mardi sa candidature à la primaire des républicains en vue de l'élection présidentielle de 2017.

C'est désormais officiel, Nathalie Kosciusko-Morizet est candidate à la primaire. L'annonce a été faite mardi soir sur TF1, à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes. 

La députée de l'Essonne s'est dite confiante quant à sa faculté à obtenir les parrainages nécessaires de parlementaires et a taclé ses concurrents, déclarés ou non : "Ils disent 'j'ai changé, je suis nouveau, je ferai mieux la prochaine fois'". "Je suis candidate pour donner à chacun la maîtrise de sa vie" et "pour porter une conception complètement différente du pouvoir", a-t-elle ajouté.

Une candidature longuement réfléchie 

Celle qui ambitionne d'être la première femme à accéder à la plus haute charge de l'Etat, songeait déjà en 2012 à se présenter à la primaire. Quatre ans plus tard, l'ambitieuse patronne de l'opposition à Paris, évincée fin 2015 de son poste de n°2 du parti Les Républicains sur fond de désaccord avec Nicolas Sarkozy, veut tenir ses promesses. 

Après son annonce télévisée, NKM a réuni ses troupes dans un café parisien pour y lire "le manifeste" de sa candidature.

Alors qu'elle estimait, en décembre, que "le bon timing pour se lancer, c'est le printemps", NKM a préféré accélérer les choses devant la multiplication des candidatures: outre Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, sont également sur les rangs Hervé Mariton et Nadine Morano. Michèle Alliot-Marie se lancera probablement, selon des sources LR. Nicolas Sarkozy se déclarera plus tard, peut-être pas avant début septembre.

A l'instar de presque tous les candidats, Mme Kosciusko-Morizet sort un livre, "Nous avons changé de monde" (Albin Michel, en librairie mercredi). Puisque le monde a changé - en témoigne l'"ubérisation" de l'économie - les politiques doivent eux aussi changer, estime celle qui voudrait voir les clivages droite-gauche transcendés.

Les propositions de NKM

La candidate LR propose ses propres recettes, dont la principale, "un choc fiscal sur les entreprises de 100 milliards d'euros (de baisse de charges, ndlr) tout de suite", destinée à encourager les investissements et créer des emplois, avait fait bondir Sarkozy l'été dernier. Le président du parti propose de son côté une réduction immédiate du coût du travail de 30 milliards d'euros, à ses yeux plus réaliste.

Parallèlement, NKM prône des réformes structurelles: retraite à 65 ans dans un premier temps, le temps que se mette en place la retraite à points, suppression du statut de la fonction publique (sauf pour certaines missions régaliennes comme les magistrats), réforme du syndicalisme.

"Je suis pour la suppression pure et simple de la durée légale du travail, inadaptée aux nouveaux modes de travail, notamment au développement du travail indépendant", confiait récemment l'ancienne ministre aux Echos, proposant d'"accompagner le développement du non-salariat, tendance profonde" du monde économique actuel.

Il faut "en finir avec les vieilles lunes de la droite" et "les vaches sacrées de la gauche", résume NKM.

Rédaction web d'iTELE avec AFP - Photo : NKM en 2010 (Crédits : Wikimedia Commons/Arnaud Perrin)