Conflit syrien – Publié le 25 février à 19:08 – Mis à jour le 25 février 2016 à 19:11

Syrie: les forces kurdes annoncent qu'elles respecteront la trêve

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Une rivière de déchets à Beyrouth

Syrie: les forces kurdes annoncent qu'elles respecteront la trêve

L'accord de trêve qui doit entrer en vigueur samedi sera respecté, ont annoncé jeudi les forces kurdes de Syrie. En revanche, elles se réservent le droit de "riposter" en cas d'attaque.

Le porte-parole des YPG, Redur Xelil, a publié jeudi un communiqué sur sa page Facebook déclarant: 

Nous, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), accordons une grande importance au processus de cessation des hostilités annoncé par les Etats-Unis et la Russie et nous le respecterons, en nous réservant le droit de riposter (...) si nous sommes attaquées

"Nos forces respecteront la cessation des hostilités en cas d'application de l'accord en se réservant le droit d'autodéfense", ont indiqué pour leur part dans un communiqué les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition menée par les YPG mais composée également de combattants arabes.

L'accord de cessez-le-feu a été annoncé le 22 février par les Etats-Unis et la Russie. Il doit entrer en vigueur samedi 27 février à 00h00 locales. Les belligérants doivent faire part de leur adhésion, ou non, à l'accord avant vendredi midi.



Etats-Unis et Russie annoncent un cessez-le-feu... par ITELE

Progression des forces kurdes vers la Turquie

Dès le début du conflit en Syrie, les Kurdes se sont tenus à l'écart du régime comme des rebelles pour établir une administration locale autonome dans le nord du pays. Mais avec la montée en puissance du groupe Etat islamique, qui s'est emparé de plusieurs territoires dans le pays en guerre, les Kurdes se sont retrouvés impliqués dans plusieurs batailles contre des membres de l'EI. 

Les Kurdes ont en outre su tirer avantage de la déroute des rebelles face au régime de Bachar al-Assad dans la région septentrionale d'Alep pour s'emparer de localités dans une zone située à une vingtaine de kilomètres à peine de la frontière turque, au grand dam d'Ankara.

La Turquie a estimé jeudi que l'accord de cessez-le-feu n'était "pas contraignant" pour elle, se réservant le droit de riposter à toute attaque contre son territoire de la part des YPG qu'elle considère comme une organisation terroriste.

Rédaction web d'iTELE avec AFP