Etats-Unis – Publié le 08 mars à 08:56 – Mis à jour le 08 mars 2016 à 09:01

​Michael Bloomberg ne sera pas candidat à la Maison Blanche

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​Michael Bloomberg ne sera pas candidat à la Maison Blanche

Le milliardaire et ancien maire de New York Michael Bloomberg a annoncé ce lundi qu'il ne se présenterait pas en candidat indépendant à la présidentielle américaine de novembre, par crainte que sa candidature ne profite à Donald Trump ou Ted Cruz. Une bonne nouvelle pour le futur candidat démocrate.

Le maire de New York ne sera pas de la course à l’élection présidentielle. Michael Bloomberg l’a annoncé ce 7 mars dans une tribune publiée sur le site Bloomberg View intitulée "Le risque que je ne prendrai pas" :

Il y a une forte chance pour que ma candidature conduise à l'élection de Donald Trump ou du sénateur Ted Cruz. J'aime trop mon pays pour jouer un rôle dans l'élection d'un candidat qui affaiblirait notre unité nationale et assombrirait notre avenir, et je n'entrerai donc pas la course pour la présidence des Etats-Unis.

Soulagement dans le camp démocrate

Michael Bloomberg, 74 ans, avait laissé filtrer en janvier qu'il envisageait de se présenter en candidat indépendant. Longtemps démocrate, il s'était fait élire maire de New York en 2001 sous l'étiquette républicaine, avant de devenir indépendant en 2007. Il dirigea la ville de 2002 à 2013. A la tête d'une fortune de 41,7 milliards de dollars selon Forbes, il s'était dit prêt à dépenser un milliard pour se faire élire.

Selon les sondages, sa candidature aurait rogné sur l’électorat du candidat démocrate, Bernie Sanders ou Hillary Clinton, dans un match qui s’annonce d’ores et déjà serré avec le candidat du camp républicain, Marco Rubio ou Donald Trump.

"S'il s'était présenté, il aurait probablement empêché chaque parti d'atteindre 270 grands électeurs, ce qui donnerait l'élection à la Chambre, ce qui n'est pas souhaitable pour le pays", a réagi le sénateur républicain Lindsey Graham sur CNN.

D'autres analystes estiment que Bloomberg n'avait tout simplement aucune chance. 

Larry Sabato, analyste politique de l'Université de Viriginie, estime que Michael Bloomberg n'aurait pas gagné un seul électeur "même en dépensant toute sa fortune".

"Une campagne clivante et démagogique" de la part de Donald Trump

S’il ne se présente pas, Michael Bloomberg a cependant tiré à boulets rouges dans sa tribune sur les candidats républicains les mieux placés.

D’abord sur Donald Trump, qu'il dit connaître depuis des années. "Il mène la campagne présidentielle la plus clivante et démagogique que j'ai jamais vue, en jouant sur les préjugés et les craintes des gens", écrit-il, en condamnant les propos tenus par M. Trump contre les musulmans et les sans-papiers mexicains, ainsi que ses menaces d'une guerre commerciale contre la Chine et le Japon.

"Ces gestes nous diviseraient intérieurement et compromettraient notre leadership moral dans le monde", affirme Michael Bloomberg. "Cela ne ferait qu'encourager nos ennemis, menacer la sécurité de nos alliés et mettre nos hommes et femmes en uniforme en danger".

Quant à Ted Cruz, le sénateur du Texas qui est deuxième dans la course des primaires républicaines, il le qualifie de "tout aussi extrême" sur l'immigration.

Article rédigé par la rédaction web d'iTélé avec AFP / Crédits photos : Ralph Alswang, Flickr