Centrafrique – Publié le 06 janvier à 11:16 – Mis à jour le 06 janvier 2016 à 13:33

L'ONU annonce de nouvelles mesures pour réprimer les auteurs d'agressions sexuelles

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L'ONU annonce de nouvelles mesures pour réprimer les auteurs d'agressions sexuelles

Le nombre d'agressions sexuelles contre des jeunes filles en Centrafrique est désormais porté à 26 cas. Le représentant spécial des Nations Unies a fait part de son indignation.

De nouveaux cas d'agressions sexuelles sur des jeunes filles ont été rendus publics, entachant un peu plus l'image des forces onusiennes en Centrafrique. Lors de sa visite sur le terrain, ce mardi, le représentant spécial des Nations Unies en République centrafricaine Parfait Ononga a rappelé l'obligation de respecter les valeurs de l'organisation et à protéger les civils :

Le béret bleu ou le casque bleu que vous portez représente l'espoir pour la population vulnérable de la Centrafrique.

Voulant faire preuve de fermeté, il réitéré, d'après son porte-parole, la "politique de tolérance zéro" de l'ONU envers les délits sexuels. Parfait Onanga a annoncé, en collaboration avec le Haut-Commissariat aux Droits de l'homme, de nouvelles mesures pour lutter pour ce fléau, qui défraye la chronique depuis plusieurs mois. Les Nations Unies doivent notamment installer une force conjointe, regroupant des policiers et des membres de la Minusca (Mission de maintien de la paix des Nations Unies en RCA), pour "identifier les auteurs d'abus et d'exploitations sexuelles tout comme les lanceurs d'alerte".

Quatre filles mineures violées et exploitées sexuellement

Une enquête sur ces nouvelles accusations d'abus sexuels a été ouverte par l'ONU. Les victimes présumées sont quatre fillettes, soumises à des "abus sexuels et une exploitation sexuelle" par trois soldats de trois nationalités différentes.

Selon des sources à l'ONU, il s'agirait de soldats du Maroc, du Gabon et d'Égypte, accusés d'avoir violé et exploité sexuellement les quatre filles, toutes mineures, et d'avoir échangé des fournitures contre des faveurs sexuelles.

Les autorités centrafricaines, informées de la situation, vont également mener leur propre enquête.

"Nous en avons vraiment assez"

Les nouvelles accusations ont été évoquées mardi à huis clos au Conseil de sécurité. "Nous en avons vraiment assez de voir ce genre d'affaires se répéter", a déclaré à la presse l'ambassadeur néo-zélandais Gerard van Bohemen à l'issue de la réunion.

Ces nouvelles accusations portent à 26 le nombre de cas d'abus sexuels impliquant la Minusca, et interviennent moins de deux mois après les précédentesUn autre scandale avait éclaboussé l'an dernier l'armée française : quatre militaires français avaient été entendu par la justice sur ces soupçons de viols d'enfants commis en 2013 et 2014

Article rédigé par la rédaction web d'iTELE (avec agences) - Photo : Parfait Onanga devant la Mission des Nations Unies en Centrafrique