Frappes en Syrie – Publié le 30 janvier à 12:05 – Mis à jour le 30 janvier 2016 à 12:30

Les Pays-Bas étendent leurs bombardements à la Syrie

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Les Pays-Bas étendent leurs bombardements à la Syrie

Sous la pression des États-Unis et de la France, les Pays-Bas ont annoncé vendredi qu'ils participeraient aux frappes aériennes de la coalition en Syrie contre le groupe État islamique (EI).

Après l'Irak, la Syrie. Le gouvernement néerlandais s'est engagé vendredi à se joindre aux frappes aériennes menées en Syrie contre le groupe État islamique (EI). Les Pays-Bas, qui participent depuis octobre 2014 aux opérations de la coalition en Irak, avaient pourtant prévenu qu'ils n'élargiraient pas leur action sans un mandat de l'ONU. La pression constante, depuis décembre, des États-Unis et de la France a donc payé. 

Les camps d'entraînement en ligne de mire

Pour expliquer sa décision, le Premier ministre libéral Mark Rutte a mis en avant les dernières attaques de l'EI : 

Les récentes attaques terroristes à Paris, Istanbul et Jakarta mettent en évidence le fait que l'EI est un danger pour notre sécurité et notre manière de vivre. (...) Nous avons donc décidé de répondre à cette demande.

Le ministre des Affaires étrangères néerlandais, Bert Koendersette, a précisé que cette participation à la coalition doit durer jusqu'au 1er juillet 2016, ajoutant que les frappes néerlandaises seront "ciblées" et viseront en particulier des camps d'entraînement : 

Les progrès qui ont été enregistrés en Syrie ne dureront pas si l'EI est en état de diriger la lutte en Irak depuis l'est de la Syrie. S'occuper de la ligne d'alimentation depuis l'est de la Syrie est donc essentiel. 

La décision de bombarder en Syrie pourrait "à terme, relever le profil des Pays-Bas aux yeux de l'EI", a prévenu le ministre des Affaires étrangères, mais le niveau de l'alerte terroriste reste inchangé à ce jour aux Pays-Bas. Parallèlement à cette décision, le gouvernement de La Haye a décidé d'allouer des fonds pour soutenir l'opposition avec des moyens civils et médicaux. "Les bombes ne peuvent être l'unique solution à un conflit aussi complexe", a expliqué Bert Koendersette.

Si le parti du Premier ministre libéral Mark Rutte était favorable à cette extension des frappes, il restait à convaincre son partenaire au sein de la coalition gouvernementale : le parti travailliste. Celui-ci a finalement donné son accord mardi, estimant que les pourparlers de paix de l'ONU, qui s'amorcent à Genève, ouvraient la voie à un mandat.

Rédaction web d'iTELE avec AFP - Crédit photo : AP Television