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Par la rédaction web iTELE – Publié le 07 octobre à 08:13 – Mis à jour le 19 janvier 2017 à 10:21

Israël/Palestine : Washington fustige le projet de loi israélien sur les colonies sauvages

Depuis le début du mois d'octobre 2015, Israël, la Cisjordanie et Jérusalem sont en proie à des affrontements quasi-quotidiens entre jeunes Palestiniens et soldats israéliens et à une série d'attaques anti-israéliennes à l'arme blanche.

Cette vague de violences a provoqué depuis octobre la mort de 215 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais. La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d'attaques, selon Israël.

Les tensions intérieures entre Palestiniens et Israéliens s'inscrivent dans un contexte politique particulièrement tendu : entraîné par une droite très dure au sein de la coalition majoritaire de Netanyahu, le parlement israélien a récemment approuvé une loi controversée qui oblige les ONG recevant la plus grande partie de leur financement de gouvernements étrangers de le déclarer officiellement.

Fin mai, l’ultranationaliste Avigdor Lieberman a été investi lundi 30 mai par le Parlement israélien comme ministre de la défense, formant ainsi le gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël, selon les commentateurs.

Le conflit entre Israël/Palestine s'enlise aussi du côté des colonies : le gouvernement israélien a récemment annoncé avoir débloqué près de 13 millions de dollars pour les colonies de Kiryat Arba et Hebron en Cisjordanie occupée, afin de les "renforcer" après une série d'attaques palestiniennes dans la zone.

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    L'ONU dénonce la décision israélienne de construire 500 logements à Jérusalem-Est

    Un haut responsable de l'ONU a dénoncé mercredi deux récentes décisions israéliennes qui intensifient la colonisation en Cisjordanie et a demandé à Israël de cesser cette pratique jugée "illégale".

    "Les récents développements en Israël sont de plus en plus inquiétants", a affirmé l'émissaire de l'ONU au Proche-Orient, Nikolay Mladenov, devant le Conseil de sécurité.

    Il faisait référence à un vote préliminaire à la Knesset pour légaliser des colonies et à la réactivation d'un projet de construire 500 nouveaux logements à Jérusalem-Est.

    "Je demande une nouvelle fois à Israël d'obéir aux appels répétés à cesser la construction illégale de logements dans les colonies en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est", a-t-il déclaré.

    Israël a réactivé, selon une ONG, le projet de construire 500 nouveaux logements dans un quartier de colonisation de Jérusalem-Est annexée et occupée, la première initiative du genre depuis l'élection présidentielle américaine.

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    ​Israël réactive un plan de 500 logements dans une colonie de Jérusalem-Est (ONG)

    ► La municipalité israélienne de Jérusalem a réactivé mercredi 23 novembre un projet de construire 500 logements dans un quartier de colonisation de Jérusalem-Est, partie majoritairement palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël, a indiqué l'ONG Ir Amim.

    ► "Il s'agit du premier plan à aller de l'avant depuis les élections américaines, cela se situe dans la droite ligne des déclarations de responsables de la municipalité qui veulent mettre à profit les résultats de ces élections pour faire progresser la construction de colonies", a dit à l'AFP Betty Herschman, une responsable de cette ONG israélienne.

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    Un Palestinien brandissant un couteau abattu à un check-point

    Un Palestinien a été abattu mardi matin au principal check-point séparant Jérusalem du nord de la Cisjordanie, a annoncé la police israélienne, affirmant qu'il avait brandi un couteau en direction d'un agent de sécurité posté au barrage.

    "Un Palestinien a tenté de traverser le check-point en empruntant la voie réservée aux véhicules et s'est approché d'un agent de sécurité en brandissant un couteau. Le terroriste a alors été neutralisé et son décès a été constaté", indique dans un communiqué la porte-parole de la police israélienne Luba Samri.

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    Un Palestinien tué dans des heurts avec l'armée israélienne

    Un Palestinien a été tué vendredi dans la bande de Gaza lors de heurts avec des soldats israéliens le long de la barrière de sécurité qui sépare hermétiquement ce territoire palestinien d'Israël, a indiqué le ministère de la Santé à Gaza.

    "Mohammed Abou Saada, 26 ans, est décédé après avoir été atteint à la poitrine par des balles tirées par les soldats israéliens à l'est du camp (de réfugiés) d'al-Bureij", a précisé le ministère dans un communiqué.

    L'armée israélienne, interrogée par l'AFP, a seulement fait état de heurts dans le secteur sans fournir plus d'informations dans un premier temps. 

    Depuis le 1er octobre 2015, 239 Palestiniens, 36 Israéliens, deux Américains, un Jordanien, un Erythréen et un Soudanais, ont été tués dans une vague de violences entre Israéliens et Palestiniens, selon un décompte de l'AFP.

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    Israël vote une loi légalisant des maisons de colons en Cisjordanie

    Le Parlement israélien a adopté mercredi en lecture préliminaire un projet de loi controversée sur la légalisation de maisons construites pour des colons israéliens en Cisjordanie occupée sur des terres privées palestiniennes.

    Ce texte critiqué à l'étranger a été adopté par 58 voix contre 50 avec le soutien du Premier ministre Benjamin Netanyahu et il concerne entre 2000 à 3000 logements en Cisjordanie. Il doit encore être voté lors de trois lectures par le Parlement avant d'avoir force de loi.

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    Washington fustige le projet de loi israélien sur les colonies sauvages

    Les Etats-Unis ont condamné lundi un projet de loi ouvrant la voie à la légalisation "sans précédent et inquiétante" de colonies sauvages en Cisjordanie occupée.

    Le texte sur ces implantations, illégales à la fois aux yeux de la communauté internationale et au regard de la loi israélienne, a été adopté par la commission ministérielle des lois en même temps qu'une autre sur la limitation du volume des appels à la prière musulmane.

    Le projet de loi doit encore être voté en trois lectures par le Parlement israélien.

    "Nous espérons que la loi ne sera pas promulguée", a relevé la porte-parole du département d'Etat américain Elizabeth Trudeau, assurant que la diplomatie des Etats-Unis était "profondément inquiète".

    Cela représenterait une étape sans précédent et inquiétante qui n'est pas en cohérence avec la position juridique israélienne et briserait la politique de longue date en Israël consistant à ne pas construire sur des terres privées palestiniennes.
    Notre position sur les colonies est claire. Nous pensons qu'elles sont destructrices pour la paix. Cette légalisation représenterait une évolution dramatique de l'entreprise de colonisation, qui met déjà gravement en danger les perspectives d'une solution à deux Etats

    Malgré les frictions israélo-palestiniennes sur le sujet, le président sortant Barack Obama est resté très proche de l'allié israélien, avec lequel il a récemment signé le plus important accord d'aide militaire de l'histoire des Etats-Unis.

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    Un responsable de l'ONU avertit contre une "explosion" dans un camp de réfugiés en Cisjordanie

    L'émissaire de l'ONU au Proche-Orient, Nikolay Mladenov, a affirmé lundi être inquiet d'une "explosion" dans le plus grand camp de réfugiés de Cisjordanie, si les violences inter-palestiniennes s'aggravent, lors d'une visite à Balata.

    Au cours de cette visite qualifiée près de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie occupée, N. Mladenov a rencontré des membres de la société civile et des militants politiques y compris des opposants au président Mahmoud Abbas.

    Balata a connu une hausse de la violence ces dernières semaines, des officiers de la sécurité palestinienne menant une série de raids contre des supposés criminels dans le camp de réfugiés, qui ont engendré des affrontements à balles réelles.

    N. Mladenov a assuré avoir visité le camp afin d'envoyer le message que "la communauté internationale suivait de près "la situation sur le terrain".

    Si on oublie ces communautés, elles vont exploser

    Balata, où vivent 30.000 personnes sur un quart d'un kilomètre carré est le plus grand camp de réfugiés de Cisjordanie et a joué un rôle clé dans les soulèvements palestiniens contre Israël ces dernières années.

    Le niveau de vie de ces habitants s'est détérioré depuis que les camps de réfugiés ont été délaissés sur le plan économique loin derrière les grandes villes palestiniennes, selon Mukhaimer Abusada, professeur de sciences politiques de l'université al-Azhar.

    "Dahlane, principal rival d'Abbas a exploité la situation dans ces camps pour offrir son aide à leurs habitants", ajoute l'universitaire.

    Mohammed Dahlane, l'ex-homme fort du Fatah à Gaza désormais en conflit ouvert avec le président Abbas a été expulsé du parti en 2011. Il serait soutenu par certains pays arabes dans la course à la succession du président Abbas, 81 ans, au pouvoir depuis onze ans.

    N. Mladenov s'est entretenu en privé avec des responsables locaux et des membres du Comité populaire du camp, une institution politique, dont certains membres sont des proches de Dahlane, selon M. Abusada.

    L'émissaire de l'ONU a souligné que l'organisation internationale ne s'ingérait pas dans les affaires internes palestiniennes mais tentait de limiter les dissensions au sein de la société palestinienne.

    Il a ajouté que l'ONU soutenait les efforts du président Abbas pour trouver une solution pacifique au conflit israélo-palestinien.

    "Abou Mazen est la personne la plus engagée à la non-violence et à une solution pacifique" affirme N. Mladenov, utilisant le nom de guerre du président palestinien.

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    Les palestiniens s'insurgent contre les projets de loi israéliens sur les colonies et les mosquées

    Les Palestiniens étaient lundi vent debout contre deux projets de loi adoptés la veille par le gouvernement israélien, le premier ouvrant la voie à la légalisation de colonies sauvages et le second à la limitation du volume des appels à la prière musulmane.

    "Les récentes mesures israéliennes vont mener à des catastrophes dans la région", s'est alarmé Nabil Abou Roudeina, porte-parole de la présidence palestinienne.

    Les deux textes ont été adoptés par la commission ministérielle des lois et doivent encore être votés en trois lectures par le Parlement israélien.

    "La direction palestinienne va se tourner vers le Conseil de sécurité de l'ONU et toutes les autres organisations internationales pour stopper ces mesures israéliennes", a affirmé M. Abou Roudeina, dénonçant des démarches "totalement inacceptables".

    De son côté, sur la radio publique palestinienne, le ministre des Affaires étrangères Ryad al-Malki a accusé le gouvernement israélien de chercher à "imposer des faits accomplis sur le terrain et créer de nouvelles réalités en légalisant les actions illégales qu'il commet".

    Le texte sur les colonies sauvages, ces implantations illégales non seulement aux yeux de la communauté internationale mais aussi de la loi israélienne, concerne la Cisjordanie occupée.

    Le texte sur les appels à la prière s'appliquerait aux mosquées en Israël ainsi que dans les Territoires qu'Israël a annexés, c'est-à-dire le Golan syrien et Jérusalem-Est. C'est ce texte qui était le plus commenté côté palestinien.

    L'autorité en charge des lieux saints, le Waqf de Jérusalem, qui dépend de la Jordanie, a ainsi dénoncé une décision "raciste qui constitue une violation dangereuse de la liberté de culte" et affirmé que "l'appel à la prière se poursuivra à Jérusalem et à al-Aqsa".

    De telles tentatives prouvent de façon éclatante que le gouvernement d'occupation israélien veut entériner la judaïsation de l'Etat et en finir avec tout ce qui est arabe ou musulman

    Un coup porté aux relations entre juifs et arabes

    Le ministre palestinien des Affaires religieuses Youssef Deis a affirmé pour sa part déceler "un racisme qui a dépassé la sphère politique et gagné la sphère religieuse, faisant craindre à la région une guerre de religion".

    Les Arabes Israéliens, les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres à la création d'Israël en 1948 qui constituent aujourd'hui 17,5% de la population israélienne, ont eux aussi dénoncé ce projet de loi.

    La municipalité de Nazareth, la plus grande ville arabe d'Israël, a ainsi vu dans le vote de dimanche "la preuve que les milieux fascistes et racistes ont eu la haute main sur les décisions".

    Le projet de loi portant sur l'appel à la prière "va porter un coup aux relations entre juifs et Arabes et détruire tout effort vers la paix et la coexistence sur une terre déjà disputée", a-t-elle encore prévenu.

    "Le gouvernement israélien s'attaque à l'appel à la prière, car il veut s'en prendre à toute présence arabe en général", a renchéri dans une vidéo Ayman Odeh, chef de file de la liste arabe au Parlement israélien. Le gouvernement israélien, qui a fait le choix du "nationalisme étroit" veut transformer "le conflit politique en conflit religieux".

    Le président palestinien Mahmoud Abbas avait déjà mis en garde: "Ils ne doivent pas interdire l'appel à la prière à Jérusalem (...) il ne s'agit pas de religion, mais d'un conflit, de la colonisation et de la mainmise sur notre terre".

    Depuis Gaza, le Hamas a dénoncé "une provocation flagrante à l'encontre de tous les musulmans et une ingérence inacceptable dans leur culte".

    Ce projet viole le droit international qui protège les lieux saints et les droits religieux et historiques de notre peuple

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était déclaré dimanche favorable à la limitation du volume de ces appels comme l'ont fait de "nombreuses villes en Europe et dans différents endroits dans le monde musulman". 

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    La démolition de la colonie d'Amona maintenue avant fin 2016 annonce la Cour suprême

    La Cour suprême israélienne a rejeté lundi la demande du gouvernement de repousser la date butoir pour la démolition d'Amona et a maintenu au 25 décembre au plus tard l'échéance pour détruire cette colonie emblématique de Cisjordanie occupée.

    L'évacuation doit avoir lieu avant le 25 décembre. Le tribunal rejette le report demandé par l'Etat

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réagi à ce verdict, affirmant "comprendre le désarroi des habitants d'Amona".

    "Nous agissons par différents moyens afin de leur trouver une solution", a ajouté Netanyahu lors d'une réunion avec les députés de son parti le Likoud.

    Les trois juges ont décrété à l'unanimité de rejeter la demande de report, arguant du fait que "la décision de l'évacuation n'était pas une recommandation ou une option mais un élément essentiel du système judiciaire auquel doivent obéir les autorités de l'Etat".  

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    Un projet de loi controversé sur les colonies en Cisjordanie occupée

    Un projet de loi israélien controversé, prévoyant une légalisation de colonies sauvages construites sur des terres privées palestiniennes en Cisjordanie occupée, a franchi une première étape dimanche et risque de braquer la communauté internationale.

    Ce projet a été adopté à l'unanimité par la commission ministérielle des lois sous la pression des durs de la coalition au pouvoir.

    Il stipule que le gouvernement peut ordonner la confiscation de terrains appartenant à des propriétaires privés palestiniens en échange du versement d'indemnisations.

    Pour être appliqué, le texte doit être voté en trois lectures par le Parlement mais aussi ne pas être abrogé ensuite par la Cour suprême en cas d'appels probables.

    A court terme, ce projet de loi a été adopté pour maintenir en place la colonie sauvage d'Amona.

    La Cour suprême a ordonné l'évacuation avant le 25 décembre de la quarantaine de familles israéliennes installées dans cette colonie établie près de Ramallah.

    Mais les durs de la coalition au pouvoir menés par Naftali Bennett, chef du Foyer juif --un parti nationaliste religieux partisan de la colonisation qui refuse toute évacuation-- sont parvenus à forcer la main au Premier ministre Benjamin Netanyahu.

    Avant la réunion de la commission ministérielle, Benjamin Netanyahu a tenté jusqu'au dernier moment de reporter le vote devant la commission ministérielle des lois. Il a expliqué que ce vote allait "porter atteinte" à la demande présentée à la Cour suprême de retarder de plusieurs mois l'évacuation d'Amona tout en soulignant que ce texte avait toute chance d'être retoqué par la haute instance judiciaire du pays.

    Une atteinte à la propriété privée "contraire au droit israélien"

    Selon les médias, le conseiller juridique du gouvernement, qui fait office de procureur général, Avichai Mandelblit, a lui aussi mis en garde sur la possibilité que des appels soient présentés auprès de la Cour pénale internationale (CPI) si ce projet de loi était définitivement adopté.

    Avichai Mandelblit a souligné dans un avis que ce texte, "qui porte atteinte à la propriété privée est contraire au droit israélien et au droit international", a indiqué la radio publique.

    Ce juriste a également annoncé qu'il ne serait pas, dans ces conditions, en mesure de défendre cette loi comme le prévoit normalement sa fonction devant la Cour suprême.

    Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies quels que soient leurs statuts juridiques du point de vue israélien, sont illégales. Il existe parmi elles une centaine de colonies "sauvages", c'est à dire n'ayant pas obtenu toutes les autorisations nécessaires des autorités israéliennes.

    Dans le passé, les dirigeants israéliens s'étaient engagés auprès des Etats-Unis à les démanteler. Mais cette promesse est restée lettre morte.

    Hagit Ofran, une des dirigeantes de la Paix Maintenant, une ONG israélienne opposée à la colonisation, a dénoncé le vote.

    C'est une honte, le gouvernement soutient une loi qui va permettre de confisquer des terres privées palestiniennes pour construire des colonies

    Selon elle, le projet de loi pourrait permettre de légaliser à posteriori quelque 2.000 maisons construites sur des terres privées appartenant à des Palestiniens

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