Aubervilliers – Publié le 14 décembre à 09:51 – Mis à jour le 14 décembre 2015 à 17:21

Un enseignant agressé au cutter dans une école

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Agression d'un enseignant à Aubervillier...

Le professeur, qui avait déclaré lundi matin avoir été agressé, a reconnu plus tard dans la journée avoir inventé les faits.

[Edit lundi à 17h00] L'instituteur qui affirmait avoir été agressé lundi matin au cutter dans sa classe par un homme se revendiquant de l'EI a reconnu avoir tout inventé, selon le parquet de Paris. L'enseignant de 45 ans est de nouveau entendu par les enquêteurs pour comprendre ce qui l'a mené à inventer ce récit, un mois après les attentats de Paris, a précisé le parquet. Lundi matin, il avait été hospitalisé, blessé superficiellement au cou et au front

Un enseignant a été agressé lundi matin au cutter dans sa classe à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) par un homme ganté et cagoulé qui a invoqué le groupe Etat islamique, a-t-on appris de source policière et auprès du parquet de Bobigny.

L'agression s'est déroulée aux alentours de 7h15 à l'école maternelle Jean Perrin, pendant que l'enseignant préparait seul sa classe. Il a été poignardé au flanc et à la gorge. L'agresseur, en tenue de peintre, ganté et cagoulé, chaussures militaires de type rangers aux pieds, serait arrivé sans armes et se serait saisi d'un objet coupant de type cutter qui se trouvait dans la salle de classe, a-t-on expliqué de même source.

Le professeur a été emmené à l'hôpital Lariboisière à Paris, son pronostic vital n'est pas engagé.

 "C'est Daech, c'est un avertissement"

Selon le parquet de Bobigny, l'homme a lancé: "C'est Daech (acronyme arabe du groupe EI, ndlr), c'est un avertissement". Selon une source policière, cet échange très bref a été rapporté par un témoin travaillant à l'intérieur de l'école.

L'agresseur est actuellement recherché, a-t-on précisé de source policière, confirmant une information de TF1. Il a vraisemblablement pris la fuite à pied. Bien que les sources policières se montrent prudentes sur l'hypothèse islamiste, dans le contexte de menace toujours très élevée en France, la section antiterroriste du parquet de Paris s'est aussitôt saisie de l'enquête ouverte pour tentative d'assassinat sur un enseignant en relation avec une entreprise terroriste, selon des sources judiciaires. Elle a été confiée à la section antiterroriste de la Brigade criminelle de la police judiciaire parisienne.

Sécurité des écoles renforcée depuis novembre

Depuis la mi-novembre et les derniers attentats, la sécurité des écoles a été renforcée: interdiction de s'attrouper et, pour l'Ile-de-France, de se garer devant un établissement scolaire, renforcement des patrouilles aux abords des établissements, remise à jour des plans particuliers de mise en sécurité (PPMS, propres à chaque école). Un plan des lieux détaillé doit être transmis à la préfecture et chaque établissement doit veiller à ce que "la mallette plombée", qui contient notamment un talkie-walkie, une torche électrique, des biscuits de survie, soit en bon état.

Dans son numéro de fin novembre, la revue francophone de propagande de l'EI, Dar-al-Islam, s'en prend violemment aux fonctionnaires de l'Education nationale, "des ennemis d'Allah" qui "enseignent la laïcité", accusés d'être "en guerre ouverte contre la famille musulmane". Le groupe jihadiste actif en Irak et en Syrie, qui a recruté des centaines de jeunes français, appelle à les "combattre" et les "tuer", ainsi que les fonctionnaires des services sociaux.

Rédaction web d'iTELE avec AFP - Photo iTELE