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Police – Publié le 23 janvier à 06:35 – Mis à jour le 23 janvier 2014 à 07:37

Rebondissement dans l'affaire de la Bac nord de Marseille

Rebondissement dans l'affaire de la Bac nord de Marseille «
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Dieudonné libéré de sa garde à vue

Des policiers de la BAC nord de Marseille (Bouches-du-Rhône) ont-ils fait assassiner un indic ? Yassine Bouzrou, l'avocat parisien de la soeur de Lyès Gouasmia, un trafiquant de drogue, par ailleurs indic de la police et assassiné en septembre 2008, demande la mise en examen de plusieurs policiers de la BAC nord pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime ».

Selon nos informations, la demande a été adressée ce jeudi matin par courrier recommandé auprès du juge d’instruction chargé de ce dossier aujourd’hui en fin d’instruction. Le corps de Lyès Gouasmia, 20 ans, avait été découvert criblé de balles et entièrement calciné dans une voiture à Vitrolles, le 14 septembre 2008.

En février 2012, en plein scandale de la BAC nord, mise en cause dans une affaire de corruption à Marseille, le parquet d’Aix-en-Provence avait ré-ouvert l’information judiciaire sur l’assassinat du trafiquant de drogue. En effet, au cours de l’enquête menée par la police des polices, un témoignage sous x, avait révélé le statut d’informateur du caïd et mis en cause des policiers de la BAC dans son assassinat.

Or, dixit Me Yassine Bouzrou, l’enquête a permis de démontrer que Lyès Gouasmia était bel et bien un indicateur de la police et qu’il était passé, selon plusieurs policiers, au siège de la BAC nord juste avant sa disparition. « Un faux rendez-vous lui a été donné à la BAC nord, ce qui s’apparente à un piège mortel quand on connaît la suite des événements » confie l’avocat à i>TELE.

Autant d’éléments que les policiers de la BAC nord avaient omis de révéler aux fonctionnaires de la Crim’ de Marseille, chargée initialement de l’enquête sur l’assassinat de Lyès Gouasmia.

Selon nos informations, lors de la nouvelle enquête menée par la police des polices, plusieurs témoins auraient désigné deux policiers comme s’étant vantés à leurs collègues de la BAC nord d’avoir révélé le statut d’indic de Lyès Gouasmia à ses concurrents. Gouasmia avait notamment révélé à la police les noms des auteurs de l’incendie qui avait failli coûter la vie, en 2006, à Mama Galledou, cette jeune étudiante de 26 ans d’origine sénégalaise grièvement brûlée. A l’époque, ce fait divers avait ému la France entière et provoqué le déplacement à Marseille de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

Article rédigé par la rédaction web i>TELE