Emploi – Publié le 18 janvier à 13:03 – Mis à jour le 18 janvier 2016 à 15:40

François Hollande proclame un "état d'urgence économique et social" contre le chômage

François Hollande proclame un "état d'urgence économique et social" contre le chômage «
Play

Après la Martinique, le virus Zika est a...

»
Play

La comédie musicale "Bharati" de retour...

François Hollande a présenté lundi 18 janvier son plan d'urgence contre le chômage, lors de ses vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi. Le Président de la République a promis un investissement de plus de 2 milliards d'euros pour des nouvelles mesures.

Deux milliards d'euros. C'est ce qu'a promis lundi le Président de la République pour lutter contre le chômage, proclamant "un état d'urgence économique et social" au cours de ses vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi. "Il s'agit de redéfinir notre modèle économique et social",a déclaré le chef de l'Etat, qui, dans le sillage d'Emmanuel Macron, a insisté sur la nécessité de réformer le code du travail et le marché de l'emploi.

Les principales annonces

Le Président de la République a promis un investissement de plus de 2 milliards d'euros pour des nouvelles mesures, qui sont:

  • "L'État dégagera 1 milliard d'euros en plus pour la formation", a annoncé François Hollande, qui a annoncé dans ce cadre un "programme de formation pour 500 000 demandeurs d'emploi". Ces formations "doivent être orientées vers la création d'entreprise", a précisé le chef de l'Etat.
  • La création de 50 000 contrats de professionnalisation, "contre 8 000 actuellement" selon François Hollande, qui a aussi précisé: "l'éducation nationale créera aussi des formations en alternance".
  • Le versement d'une prime de 2.000 euros pour toute entreprise de moins de 250 salariés qui recrutera en CDI.
  • "Transformer le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) en baisse des cotisations sociales"
  • "Les accords d'entreprise pourront fixer le taux de majoration et le nombre" des heures supplémentaires. 

Ces nouveaux investissements seront financés "par des économies" de l'Etat, a expliqué François Hollande.

Réactions négatives

Les réactions ont été immédiates suite au discours du chef de l'Etat. 

Pour Pierre Gattaz, ces annonces ne sont pas suffisantes. Le président du MEDEF a exhorté François Hollande à "alléger les charges dans la durée", regrettant "qu'il n'y ait pas de mesure sur le contrat de travail" et réclamant des "CDI avec des motifs sécurisés de séparation" pour l'entreprise.

P. Gattaz: "Je regrette l'absence de mesures... par ITELE

Du côté des syndicats, le discours du Président socialiste a un goût amer.

"Un chômeur sur deux ne touche aucune indemnité", a rappelé le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. Et d'appeler le président de la République à "trouver du boulot aux Français".

Le syndicat Force Ouvrière a pour sa part dénoncé la possibilité pour les entreprises de fixer la rémunération des heures supplémentaires, et la remise en cause du code du travail. Jean-Claude Mailly a par ailleurs interpellé le président sur sa volonté de "redéfinir le modèle". "Ça veut dire quoi ?", a-t-il interrogé, pointant le manque de clarté de François Hollande.

Article rédigé par la rédaction web d'iTELE - Crédit photo: DR