Commissariat 18e – Publié le 08 janvier à 16:36 – Mis à jour le 08 janvier 2016 à 19:46

18e : L'homme abattu par la police serait Tarek Belgacem

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L'homme abattu par la police a été identifié, son nom serait Tarek Belgacem. Il aurait été reconnu par une cousine vivant en Tunisie.

L'homme abattu jeudi devant un commissariat parisien a été reconnu par des membres de son entourage, serait tunisien et s'appellerait Tarek Belgacem.

Reconnu par une cousine

L'homme a été reconnu par une cousine vivant en Tunisie, cette dernière a contacté la PJ parisienne. Elle affirme qu'il était Tunisien et avait immigré en France, selon nos informations. Il s'agirait de Tarek Belkacem.

Selon une source proche de l'enquête, sur le texte de revendication retrouvé sur lui était écrit : "Je suis Abou Jihad Tounsi, Tarek Belgacem (Tunis)".

"Plusieurs personnes de l'entourage de Tarek Belgacem, se présentant comme son cousin et ses parents, ont notamment reconnu sa photo", a déclaré une autre source proche de l'enquête. "Il y a donc une très forte probabilité" que ce soit lui "mais il est encore trop tôt pour parler d'identification formelle à ce stade", a ajouté une source proche de l'enquête.

Son autopsie révèle qu'il a reçu trois impacts de balles sur le côté gauche.

Connu des services de police

Les analyses des empreintes relevées sur cet homme, abattu par des policiers alors qu'il forçait les barrières placées devant le commissariat de la Goutte d'Or en brandissant un hachoir de boucher, au cri de "Allah Akbar", avaient révélé qu'il était connu des services de police.

Mis en cause en 2013 dans une affaire de vol en réunion à Sainte-Maxime (Var), ses empreintes avaient alors été prises et l'homme avait déclaré aux gendarmes s'appeler Sallah Ali. Il se présentait comme un sans domicile fixe, né en 1995 à Casablanca au Maroc.

Mais, vendredi matin, le procureur de Paris François Molins s'était dit "pas du tout certain que l'identité qu'il a donnée soit réelle". "Cette identité est contredite par un papier manuscrit" retrouvé sur lui, "sur lequel il y a la profession de foi musulmane, un drapeau de Daech (le groupe Etat islamique, ndlr) dessiné, et son nom, mais (...) il se dit Tunisien et pas Marocain", a affirmé M. Molins sur France Inter.

Rédaction web d'iTELE avec AFP